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Une sommité internationale de l’impression 3D de passage au Québec

14 juin 2018
Lieu :
Montréal


Contact :
Annie Morin, conseillère en communication, 1 800 667-4570 poste 2520, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

wohlers.jpg

Le nom de Terry Wohlers est indissociable de l’impression 3D. Son rapport annuel sur le marché de la fabrication additive, publié depuis plus de 25 ans, est considéré comme la bible de l’industrie. Il se promène à travers le monde pour prodiguer des conseils aux entreprises, aux chercheurs et aux financiers.

L’Américain, président de la firme de consultation Wohlers Associates, est de passage à Montréal cette semaine dans les bureaux du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ). Avec Olaf Diegel, professeur en développement de produit à l’Université de Lund, en Suède, il donne une formation intensive de trois jours en design pour fabrication additive. Une douzaine de designers, ingénieurs et gestionnaires y apprennent comment bien concevoir des pièces à façonner d’un seul bloc.

Le CRIQ en a profité pour lui poser trois questions sur un secteur en pleine effervescence.

Q : Comment expliquez-vous la forte croissance des ventes d’imprimantes 3D en 2017?
R : Pour toute l’industrie, la croissance a été de 21%. Pour les pièces de métal, les ventes d’imprimantes ont augmenté de 80%. Ce sont donc les métaux qui ont la cote. Les compagnies adoptent la technologie pour la production et non plus seulement pour des tests, des prototypes, la préproduction, la certification, le design. Elles sont prêtes à manufacturer de grandes quantités de pièces. Les marchés orthopédiques, des implants faciaux et dentaires et de l’aérospatiale sont les plus avancés. Il y a aussi de l’intérêt pour la machinerie industrielle ainsi que dans le secteur pétrole et gaz. Les ventes d’imprimantes 3D pour les polymères connaissent aussi une croissance, mais elle est moindre.

Q : La fabrication additive est particulièrement populaire pour la fabrication de pièces fonctionnelles en métal. Pourquoi? Est-ce plus simple?
R : Non, en fait, c’est beaucoup plus difficile! Et de plusieurs façons : l’investissement initial est beaucoup plus important, mettre au point les procédures de fabrication requiert beaucoup d’efforts, mais le retour sur l’investissement, quand c’est fait correctement, peut être énorme. C’est de ce dont il est question dans ce cours : un bon design industriel qui permet de créer des pièces de qualité, sur mesure, mais aussi de réduire la quantité et le poids des matériaux. Par exemple, si vous avez 25 pièces d’avion et que vous réussissez à diminuer ce nombre à trois, vous allez bénéficier d’économies significatives car vous réduisez l’inventaire, l’assemblage, l’entretien, possiblement le poids. Même le processus de certification sera facilité.

Q : Comment se positionne le Canada et plus particulièrement le Québec dans cette course internationale?
R : Depuis les débuts de cette industrie, il y a 30 ans, le Canada n’était pas endormi, mais vraiment silencieux. Dans les cinq dernières années, le Canada s’est réveillé et il y a beaucoup d’activité maintenant. Un groupe comme le CRIQ fait de bonnes choses, le Conseil national de la recherche du Canada (CNRC) aussi. Il y a de belles avancées dans les matériaux, autour de l’aérospatiale. Et ce n’est plus seulement de la recherche et du développement : des entreprises sont rendues à la commercialisation et à l’industrialisation. À l’échelle mondiale, dans les pièces métalliques, je dirais que l’Allemagne est vraiment en avance. Mais quand vous regardez l’ensemble des matériaux, incluant les polymères et les composites et même la céramique, les États-Unis possèdent le plus d’équipements, d’utilisateurs et de clients. Ils ne sont toutefois plus les principaux producteurs d’imprimantes 3D, l’Europe est désormais première.

Sur la photo, Olaf Diegel, professeur en développement de produit à l’Université de Lund, en Suède, et Terry Wohlers, président de Wohlers Associates, dans les bureaux du CRIQ à Montréal.

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