infolettre

 

calendrier d'événements
novembre 2017
D L Ma Me J V S
29 30 31 1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 1 2

Biométhanisation de résidus d'origine animale

 

Clients : Écolait et Sanimax

La biométhanisation : utiliser la matière organique comme source d’énergie

Dans le cadre de leurs activités courantes, les entreprises manufacturières des secteurs agricole et agroalimentaire produisent des résidus d’origine animale ou végétale dont elles doivent se départir, qu’il s’agisse de pelures de fruits et de légumes, de viscères d’animaux, d’huiles ou encore de boues d’abattage.

Or, les dépenses liées à l’enfouissement ou à l’incinération de ces résidus ne cessent de croître, notamment en raison des coûts élevés de transport et de la réglementation de plus en plus sévère.

Valoriser les résidus biologiques
Écolait, une entreprise de Saint-Hyacinthe qui se consacre à la production de veaux de lait, et Industries Sanimax Inc., une entreprise spécialisée en équarrissage et en récupération, ont fait appel au CRIQ pour explorer des façons de valoriser leurs résidus organiques.

Une équipe du CRIQ a mené des essais pilotes sur le potentiel de la biométhanisation dans ses laboratoires de Québec. La biométhanisation est un processus de dégradation biologique s’effectuant en absence d’oxygène et générant du biogaz qui est ensuite récupéré.

Comme ces biogaz contiennent du méthane, ils peuvent être utilisés comme source d’énergie au même titre que le gaz naturel. Les entreprises qui optent pour la biométhanisation peuvent ainsi se servir des biogaz qu’elles produisent pour chauffer leurs installations, faire fonctionner des génératrices ou encore alimenter leur flotte de véhicules.

Des essais concluants
Réalisés dans un bioréacteur de 100 litres, les essais pilotés par le CRIQ visaient à développer une solution technologique permettant d’optimiser les rendements de production de biogaz. Très concluants, ces essais ont donné des rendements deux fois plus élevés que ceux suggérés dans les ouvrages de référence.

Dans une même perspective d’optimisation, le CRIQ a également établi un partenariat avec l’Institut national d’optique afin de mettre au point un capteur à fibre optique conçu pour mesurer certains paramètres et surveiller plus étroitement le processus de fermentation en bioréacteur.

Les essais ont démontré que la biométhanisation des résidus biologiques s’avère une avenue très prometteuse pour les entreprises qui souhaitent valoriser leurs résidus organiques et ainsi réduire leurs frais d’exploitation.

En menant ces essais, le CRIQ a développé une expertise de pointe afin d’aider l’ensemble des entreprises des secteurs agricole et agroalimentaire à acquérir une plus grande autonomie énergétique tout en améliorant leur bilan environnemental et en produisant une énergie verte.